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La saga Opel : 2009-2010

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La saga Opel : 2009-2010

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1er juin 2009 : celui qui fut le plus grand constructeur automobile mondial se place sous la loi de protection des faillites.
Ses derniers bénéfices, General Motors les a enregistrés en 2004. Depuis, le géant américain a dû s’appuyer sur l’aide de l’Etat – une aide qui va s‘élèver à 19 milliards de dollars : 13,5 milliards d’euros.
Pour remonter la pente, GM veut se délester de ses actifs européens Opel et Vauxhall. Avec plus de 24 000 salariés, l’Allemagne est le premier pays concerné. Pour sauver ces emplois, Berlin s’implique directement dans la recherche d’un repreneur, en se préparant à mettre sur la table un prêt de 4,5 milliards d’euros.
C’est d’ailleurs le favori de Berlin qui l’emporte : l‘équipementier canadien Magna et son allié financier, la banque russe Sberbank sont désignés par General Motors pour reprendre Opel-Vauxhall.
“Je suis contente que GM ait accepté de vendre Opel à Magna, expliquait alors la chancelière allemande Angela Merkel; conformément à nos accords et avec l’aval du gouvernement federal.”
Les repreneurs annoncent que 10 500 postes seront supprimés en Europe. Sur tous les sites du groupe, les syndicats se mobilisent. Mais c’est en Espagne, en Belgique et en Pologne, que les salariés se sentent le plus menacés. Ils soupçonnent Berlin d’avoir négocié avec Magna la survie des usines allemandes.
Berlin dément. Mais quand le 4 novembre 2009, General Motors fait volte face et décide de garder Opel, la réaction allemande est spontanée.
“C’est tout à fait inacceptable. L’attitude de General Motors vis à vis de l’Allemagne est complètement inacceptable, s’emporte alors Rainer Brüderle, le ministre allemand de l’Economie.
General Motors annonce très vite qu’il compte supprimer 8300 postes en Europe. Le premier couperet social tombe le 21 janvier avec l’annonce de la fermeture de l’usine d’Anvers. 2.600 personnes vont être sacrifiées. Les salariés d’Opel-Vauxhall attendent la suite.