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Les Haïtiens veulent de la nourriture, de l'eau, et un toit, au plus vite

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Les Haïtiens veulent de la nourriture, de l'eau, et un toit, au plus vite

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Deux semaines après le tremblement de terre qui s’est abattu sur Haïti, un défi de taille attend désormais les autorités : offrir un nouveau toit à des centaines de milliers de personnes qui ont tout perdu.

Et la tâche ne s’annonce pas facile, en particulier à Port-au-Prince, où plus de 100 000 habitations ont été détruites. Au moins 600 000 personnes ont été condamnées à camper dans les rues. Et malgré l‘élan de solidarité mondiale, la population est exaspérée. “Je n’ai reçu aucune aide, explique un habitant dont la maison a été entièrement détruite. J’essaie de m’en sortir tout seul. En ce moment, je dors dehors et je ne peux compter que sur moi-même. Il faut se débrouiller comme on peut car personne n’est venu m’apporter de l’aide”.

A cette situation d’extrême urgence s’ajoute une autre réalité de taille. L’arrivée imminente de la saison des pluies qui risque de compliquer le processus de reconstruction.

Onze pays amis d’Haïti se sont retrouvés à Montréal pour préparer la conférence d’avril prochain sur la reconstruction du pays.
“Ce n‘était pas une réunion pour se lamenter, a déclaré Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française. Ce n‘était pas une réunion seulement pour montrer de la compassion, c‘était une réunion de travail pour demain. Et ces travaux, cette détermination, nous en ferons montre, avec nos amis haïtiens”.

De l’eau, de la nourriture et bien sûr un toit, le plus rapidement possible, voilà ce que réclament les habitants de Port-au-Prince. Symbole du ras-le-bol général sur place, les distributions de vivre ont de plus en plus tendance à tourner au chaos général.

Lundi, les forces de l’Onu ont été condamnées à mettre un terme à une distribution qui se tenait devant les décombres du palais présidentiel. Les 18 casques bleus mobilisés pour l’occasion ont eu bien du mal à faire face à la situation devant plus de 4000 personnes affamées.