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Opel : les syndicats se serrent les coudes

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Opel : les syndicats se serrent les coudes

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Des représentants syndicaux de divers pays d’Europe sont venus soutenir les salariés de l’usine Opel d’Anvers. Ils refusent la fermeture du site belge, dont la production doit être délocalisée, et menacent de bloquer les négociations sur les salaires dans toutes les usines Opel d’Europe.

“Il n’y aura pas de sacrifice et pas de concession de la part des syndicats, des travailleurs des autres usines. Rien si cette décision n’est pas inversée. Donc, la pré-condition à tout, c’est que la direction revienne sur sa décision de fermer Anvers”, a lancé Peter Scherrer, le secrétaire général de la Fédération européenne des métallurgistes.

A Anvers, 2.600 emplois sont en jeu. Mais au total, ce sont 8.300 emplois que General Motors compte supprimer dans le cadre du plan de restructuration de sa filiale allemande.

“Je pense qu’il est temps pour une Europe sociale. Autrement, les grandes multinationales vont en profiter, et elles diront à chaque pays : donnez-nous de l’argent et nous garderons vos usines ouvertes. Nous avons besoin d’une Europe qui soit unie”, martèle un syndicaliste d’Anvers.

“Bien sûr que les responsables politiques peuvent nous soutenir, mais General Motors doit suivre aussi. Et d’après ce que j’ai entendu, General Motors ne veut pas de l’argent que le gouvernement flamand a mis à sa disposition. Ils ne veulent pas de cet argent. C’est juste une décision politique”, ajoute un syndicaliste allemand.

General Motors espère faire passer son plan de restructuration d’ici mi-février. Peu de chances néanmoins que ce délai soit tenu, même si quasiment tous les pays qui ont des sites Opel sur leur sol sont prêts à mettre la main au porte-feuille.