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Auditions sur la guerre en Irak : Tony Blair tient bon

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Auditions sur la guerre en Irak : Tony Blair tient bon

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L’ancien Premier ministre britannique justifie en ce moment même devant une commission d’enquête l’intervention militaire qu’il a lancée en Irak aux côtés des Etats Unis en mars 2003.

Lors de la première partie de cette audition fleuve, il a – entre autres – nié avoir conclu avoir conclu avec George Bush un accord secret pour l’invasion de l’Irak.

Tony Blair :
“Il est vrai que nous étions tous divisés. Mais nous étions divisés dans la mesure où il y avait un groupe très fort au sein de la communauté internationale, au parlement britannique, mais aussi au sein de notre gouvernement, de ceux qui pensaient que c‘était la bonne chose à faire. Et par exemple au sein de l’Union européenne à l‘époque, je pense que treize des vingt-cinq états membres étaient avec les Américains”.

Ce matin, il a commencé par évoquer les attentats du 11 septembre 2001 :

“Voici ce qui a fait changer mon calcul du risque. C‘était mon point de vue alors, c’est toujours mon point de vue. Le fait est qu’avaec cet acte de terrorisme, plus de 3.000 personnes ont été tuées dans les rues de New York, un évènement absolument horrible. Juste après, j’ai pensé qu’on ne pouvait prendre aucun risque du tout avec ce sujet. Et pour une raison, notamment, c’est que l’on nous avait confié que ces gens utiliseraient des armes chimiques ou biologiques, ou nucléaires si ils le pouvaient. Cela a complètement changé notre évaluation des risques pour la sécurité. Et, pour être absolument clair, ce n‘était pas une position américaine, c‘était ma position et la position britannique”.

La décision d’attaquer l’Irak aux côtés des forces américaines est sans doute la plus impopulaire des dix ans de Tony Blair passés au Ten Downing Street. Aujourd’hui encore, plus de la moitié de l’opinion britannique pense que Tony Blair l’a induit en erreur au moment de cette intervention.