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Davos : "pas de précipitation dans la sortie de crise"

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Davos : "pas de précipitation dans la sortie de crise"

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A l’image de la météo, l’ambiance reste frileuse à Davos. A la veille de la clôture du Forum économique mondial, les participants au débat sur les perspectives de reprise en 2010 ont fait preuve de la plus grande prudence. Si la croissance est repartie, elle reste fragile car une grande partie des économies est toujours soutenue par des fonds publics.
Des mesures exceptionnelles auxquelles il ne faut pas renoncer trop vite, d’après le directeur général du Fonds monétaire international.
“Ce n’est pas une question de trois mois plus tôt ou trois mois plus tard, nous devrons faire face aux difficultés pendant cinq, six, sept ans suivant les pays, affirme Dominique Strauss-Kahn. C’est pourquoi il peut y avoir une grosse différence si l’on renonce aux mesures de soutien trop tôt ou trop tard. Nous recommandons de ne pas les interrompre trop tôt, souligne-t-il. Ce qui veut dire concrètement que toutes les actions prévues pour 2010 doivent être mises en place.”

Alors que le fort endettement des Etats pourrait les inciter à interrompre leurs mesures de soutien, très coûteuses, le patron de la Deutsche Bank a fait la même mise en garde que Dominique Strauss Kahn. “Le secteur bancaire bénéficie clairement des formidables initiatives prises par les gouvernements et les banques centrales, souligne josef Ackermann. Mais il avertit que l’“on peut s’inquiéter du choix du moment et de l’impact des stratégies pour sortir des plans de relance. C’est l’inconnu pour nous tous parce que nous n’avons jamais été confrontés à cette situation.”

Quant à la réforme bancaire, la fronde des banquiers privés contre une réglementation trop stricte semble s’apaiser : ils se seraient montrés plus compréhensifs lors d’une réunion en privé.