DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

10 ans après, le procès du Concorde

Vous lisez:

10 ans après, le procès du Concorde

Taille du texte Aa Aa

C’est en début d’après-midi que s’ouvre à Pontoise près de Paris en France le procès du crash du Concorde, 10 ans après la catastrophe. Le 25 juillet 2000, le supersonique s‘écrasait deux minutes après son décollage sur un hôtel de Gonesse. Sur le banc des accusés, Continental Airlines.

C’est en effet une pièce de titane perdue par un DC10 de la compagnie aérienne américaine, qui pourrait avoir fait éclater le pneu du supersonique.

“Pendant quatre mois”, explique Stéphane Gicquel, représentant d’une association de victimes, “on va dire des choses qu’on aimerait sans doute taire notamment sur le volet de la lamelle, sur le volet de la Continental. Ce qu’on découvre c’est la maintenance telle qu’elle est pratiquée chez Continental et il est vrai que c’est effrayant, pas rassurant pour le passager de lire comment la maintenance dans une telle société telle que Continental peut être opérée.”

Si toutes les expertises privilégient le scénario Continental Airlines, l’avocat de la compagnie défend une autre thèse : “Nous allons démontrer au cours de cette audience ce que les experts ont refusé de voir, de constater”, répond Olivier Metzner. “C’est qu’il y avait un incendie qui avait démarré sur le Concorde avant que le Concorde ne rencontre ce débris, cette tôle.”

Les grands absents du procès seront les familles des victimes, des Allemands en majorité, fortement indemnisées par Air France. ce n’est pas le cas des familles des victimes au sol. Le crash a fait 113 morts, et signé la fin du Concorde.