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Déficits publics : quatre pays de la zone euro dans la mire des marchés

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Déficits publics : quatre pays de la zone euro dans la mire des marchés

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Les craintes concernant les finances de certains pays de la zone euro n’ont pas disparu loin de là avec les bons chiffres de l’emploi publiés vendredi aux Etats Unis et les marchés boursiers européens étaient toujours en berne vendredi après-midi.
Quatre pays de la zone euro inspirent aux marchés les plus fortes craintes : le Portugal qui présentait fin 2009 un déficit de 9,3% du PIB.

Le gouvernement portugais, minoritaire à l’assemblée s’est engagé à amener ce déficit à 8,3% cette année. Des discussions budgétaires serrées se poursuivent au parlement portugais et les alliances politiques sont pour l’instant volatiles. Le vote de ce budget de rigueur fait l’objet d‘âpres tractations politiques.

L’Irlande affichait un déficit de 12% de son Produit intérieur brut l’an dernier. Son gouvernement s’est engagé à le réduire et le projet de budget irlandais 2010 prévoit 4 milliards d’euros de dépenses en moins, et de nouveaux impôts juste pour que le déficit budgétaire soit inflérieur à 12% du PIB, en gros pour qu’il ne progresse pas par rapport à 2009. Les prévisions créditent l‘économie irlandaise d’une croissance négative : -0,4% en 2010.

C’est l‘énorme fardeau de la dette grecque – 300 milliards d’euros – accumulée années après années, qui a déclenché la défiance des marchés financiers et le doute s’est installé sur la capacité de l’Etat grec à retrouver le chemin d’une bonne gestion. Le plan de rigueur mis sur pied par le gouvernement Papandreou a des conséquences sociales qui ne sont pas à négliger, tant la facture risque d‘être douloureuse pour les salariés et les contribuables grecs.

La question sociale; au-delà des déficits et de la dette : c’est le sujet qui occupe le centre des discussions en Espagne. Avec 19% de la population active au chômage, la réforme du marché du travail envisagée par le gouvernement Zapatero, aura besoin du soutien des syndicats. Mais l’augmentation de l‘âge de la retraite de 65 à 67 ans, proposée par le gouvernement socialiste ne met pas les travailleurs et leurs représentants dans les meilleures dispositions