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Marchés financiers inquiets: Madrid relativise et veut réformer

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Marchés financiers inquiets: Madrid relativise et veut réformer

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Soumis à une intense pression des marchés pour remettre de l’ordre dans ses finances publiques, le gouvernement espagnol relativise et va de l’avant. Le Premier ministre Zapatero assure que le
le système financier de son pays est solide et que l’Espagne parviendra à juguler sa dette publique tout en réformant le pays.

De retour de Washington, José Luis Rodriguez Zapatero a rencontré les syndicats, représentants du patronat et de la société civile pour leur présenter les grands axes de la réforme du marché du travail.

Entrée en récession en 2008, l’Espagne est passée d’un excédent de 2,23% du PIB en 2007 à un déficit de 11,4% en 2009. Sa dette publique a grimpé de 36,2% du PIB en 2007 à 55,2% en 2009 et devrait encore augmenter, selon les prévisions du gouvernement, alors que le taux de chômage est désastreux.

Parmi les objectifs de Madrid : augmenter la flexibilité du travail dans l’entreprise, tout en favorisant la création d’emploi et en réduisant la précarité des contrats CDD. Il faut aussi plus de formation en alternance pour les jeunes comme l’explique cet entrepreneur:

“Actuellement, il y a peu de stages en entreprises pour les jeunes. Il faut faire entrer les jeunes dans les entreprises, ça n’a pas de sens qu’un jeune fasse de longues études et obtienne son premier travail à 27 ans. On doit les encourager à commencer plus tôt et à apprendre comment travailler.”

Les détails de la réforme du marché du travail de Zapatero seront connus une fois les discussions avec les syndicats et le patronat achevées. La semaine dernière, l’Espagne annonçait un plan d’austérité de 50 milliards d’euros sur trois ans et promis de ramener le déficit à 3% du PIB d’ici 2013.