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José Manuel Barroso, "caméléon de la politique européenne"

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José Manuel Barroso, "caméléon de la politique européenne"

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Un titre à l’image d’un homme qui a toujours su s’adapter aux circonstances, à l’image de son premier mandat à la tête de la commission, débuté sur un ton très libéral et achevé sur une note plus régulatrice.

Pour Martin Schulz, dirigeant du groupe socialiste au Parlement européen, Barroso est “socialiste quand il parle aux socialiste, libéral, quand il parle aux libéraux et fait l‘écolo quand il parle aux verts.”

Cette faculté à s’adapter ne date pas d’hier. Jeune maoïste dans les années 70, il opère un large virage à droite 10 années plus tard en intégrant le PSD, formation de centre-droit où il va forger son image de conservateur. Député du parti à 6 reprises, il est nommé ministre des affaires étrangères de 1991 à 1995, puis premier ministre de son pays en 2002.

Nouveau virage de taille en 2003 quand il organise le sommet des Açores aux cotés des Américains et des Britanniques, avant de déclencher la guerre en Irak. Une alliance qui va le propulser à la tête de la commission en juillet 2004, grâce au soutien de Tony Blair et malgré la réticence des Français et des Allemands.

Les détracteurs de Barroso lui reprochent aussi de s‘être laissé dicter sa conduite par les grand Etats, au détriment de l’intérêt européen lui-même. Et d’avoir ainsi pu décrocher un second mandat, malgré un bilan plutôt contesté.

José Manuel Barroso a 5 années pour les convaincre du contraire.

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