DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Nouvelle menace sur Haïti : les criminels évadés lors du séisme

Vous lisez:

Nouvelle menace sur Haïti : les criminels évadés lors du séisme

Taille du texte Aa Aa

En Haïti, y a-t-il un risque de forte insécurité ? Les autorités veulent croire que ‘non’. Et pourtant, des milliers de prisonniers ont profité du tremblement de terre pour s’enfuir des pénitenciers de la capitale.

Les bâtiments sont en ruine, des criminels sont dans la nature, certains ont récupéré des armes durant leur évasion. D’où l’appel lancé ce mardi par Edmond Mulet, le représentant des Nations unies en Haïti : “je souhaite appeler la population à dénoncer les criminels qui ont quitté les prisons, tous les bandits et les chefs de bandes qu’on avait arrêtés ces trois dernières années”. “Ils sont dans les rues, et nous savons qu’ils se réorganisent en secret”, assure Edmond Mulet.

De nombreux détenus appartenaient à des gangs et des réseaux de trafic de drogue. Ils sévissaient notamment dans le quartier de Cité-Soleil à Port-au-Prince. C’est apparemment là qu’ils ont trouvé refuge.

La lutte contre l’insécurité est aujourd’hui une priorités parmi d’autres, pour les autorités. “Il y a encore tant de choses à faire, admet Jean-Max Bellerive, le Premier ministre haïtien. Un mois après le séisme, on doit toujours s’occuper du million de personnes sans-abri. On ne sait pas forcément comment faire face. Comment va-t-on reloger tous ces gens ?”

Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, la population s’organise comme elle peut. De nombreux camps de fortune ont vu le jour, sans eau, ni électricité. Et puis il y a l’aide internationale qui arrive au compte-goutte. Trop lentement, aux yeux de dizaines de femmes qui ont manifesté ce mardi dans les rues de Port-au-Prince.