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Belgique : polémique autour du système d'arrêt d'urgence

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Belgique : polémique autour du système d'arrêt d'urgence

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Erreur humaine ou défaillance technique ? sans doute les deux, c’est l’hypothèse la plus propable qui se dégage au lendemain de la catastrophe ferroviaire en Belgique.

L’un des trains n‘était pas équipé du fameux système de blocage automatique, qui permet d’immobiliser un train s’il franchit un feu rouge, mais la responsabilité individuelle du conducteur pourrait aussi être mise en cause.
En attendant, la SNCB, la société nationale des chemins de fer belge, se justifie : elle a prévu d’installer ce système d’arrêt d’urgence sur l’ensemble de son parc d’ici 2013. A ce jour, un tiers seulement des trains belges en sont pourvus.

Les cheminots qui ont lancé ce mardi une grève spontanée, s’en prennent donc à la SNCB. Ils dénoncent un manque de sécurité global et des cadences de travail trop intenses.

“L’important c’est de s’arrêter quand le feu est rouge. Et si malheureusement, nous sommes des humains, il y a une lacune dans notre vigileance, le train doit s’arrêter quand le feu est rouge”, indique ce conducteur. “Je crois que c’est ce qu’ils sont en train de mettre en place peut être un peu tardivement mais il le font.”

Un retard dû, selon le président de la SNCB, aux lenteurs de l’harmonisation des régles européennes. Une version réfutée sans ambages par la commission européenne, qui s’est empressée de rejeter ces accusations comme totalement infondées. Mais la SNCB persiste.

“Il y avait différents systèmes de sécurité qui coxistaient mais pour accéder à l’inter-opérabilité, il fallait faire un choix et la Belgique a choisi le système le plus pointu qui soit”, explique Anne Woygnet, la porte-parole du SNCB. “Alors pourquoi ça a pris du retard ? Parce que ce sytème a du être homologué et, comme c’est un système très pointu, ça prend du temps. Evidemment, il faut, pour que le système soit efficace, il faut qu’il soit installé à bord des rames et au sol. Alors, le système est installé au sol. A bord des trains, en effet, il est occupé à être installé.”

En 2001, un accident similaire avait coûté la vie à 8 personnes. Au non respect du feu rouge, s‘était greffé un problème de langue : l’un des chauffeurs ne parlait que le français, l’autre que le flamand. La Belgique avait alors décidé d‘équiper ses trains de ce système d’urgence.