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Corée du Nord : histoire d'une dynastie communiste

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Corée du Nord : histoire d'une dynastie communiste

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Cérémonie officielle en Corée du Nord pour fêter le 68ème anniversaire de Kim Jong-Il. Des célébrations marquées par l’absence du principal protagoniste, de quoi relancer les rumeurs sur son état de santé et sur sa succession.

La dernière apparition du “cher leader” comme le surnomme la presse nationale remonte à avril 2009, devant le parlement nord-coréen.
C‘était aussi la première fois que Kim Jong-Il sortait de l’ombre depuis une attaque cérébrale dont il aurait été victime en août 2008.

Kim Jong Il a succédé à son père en 1994. Kim Il Sung déclaré “président éternel” est le fondateur d’un régime nord-coréen quasi stalinien. Il avait fait de son fils son dauphin 20 ans plus tôt, créant la première dynastie communiste.
Depuis 16 ans, Kim Jong-Il dirige donc le pays d’une main de fer, muselant l’opposition et laissant la population dans l’ignorance.

Rien n’a filtré, par exemple, sur la mort d’un million de personnes lors de la grande famine dans les années 1990. Son état de santé reste un mystère et les Nord-coréens ne lui connaissent aucune descendance officielle. Kim Jong-Il aurait pourtant trois fils. Celui que l’on suppose être l’aîné, Kim Jong-nam, 39 ans, aurait été écarté de la liste des successeurs potentiels à cause de ses frasques : en 2001, il aurait notamment tenté d’entrer au Japon avec un faux passeport pour se rendre à Disneyland Tokyo.

“Je l’ai dit des centaines de fois : choisir un successeur, c’est une décision qui revient uniquement à mon père”, déclarait-il en juin dernier dans les rues de Macao. “Il prend ses décisions, il n’a pas besoin de m’en faire part ou d’en faire part à qui que ce soit”.

C’est en fait le benjamin, Kim Jong-Un qui ferait figure de favori. Eduqué en Suisse, à Berne, il aurait 26 ou 27 ans et parlerait l’anglais et l’allemand. Ces photos sont les seules traces visuelles supposées qu’il existe de lui.

Si Kim Jong-Il venait à disparaître, une direction collégiale se mettrait en place, c’est en tous cas l’avis des experts : soit autour de Kim Jong-Un, soit autour de l’actuel numéro 2 du régime : l’octogénaire Kim Yong-Nam. C’est d’ailleurs lui qui a pris la parole lors des cérémonies officielles ce mardi.

Quoi qu’il advienne, la transition ne sera pas facile : les luttes de pouvoir pourraient aboutir à un écroulement de la Corée du Nord.