DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Catherine Ashton en visite dans une Bosnie-Herzégovine à plusieurs visages

Vous lisez:

Catherine Ashton en visite dans une Bosnie-Herzégovine à plusieurs visages

Taille du texte Aa Aa

La Bosnie-Herzégovine sortira-t-elle bientôt du brouillard sur son chemin vers l’Europe ? L’Union compte en tout cas l’y aider.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite à Sarajevo, a promis le soutien de Bruxelles aux responsables de la présidence bosniaque, sans en dire plus.
Elle a évoqué la spécificité du pays “composé de différentes communautés” et de ses institutions. Et c’est justement ce qui inquiète les Européens.

Depuis la fin de la guerre en 95, la Bosnie, composée de la Fédération croato-musulmane et de la Republika Srpska, est dotée d’une présidence tripatite. Pour l’Union, ses institutions centrales nécessitent d‘être renforcées en vue d’une intégration.
Or la semaine dernière, le Parlement des Serbes de Bosnie a adopté des amendements pour faciliter la tenue d’un référendum. Ce qui fait craindre un vote pour défendre l’autonomie de la République serbe.

Certains s’interrogent sur la viabilité même de la Bosnie. C’est le cas de Jean-Michel De Waele, spécialiste de l’Est de l’Europe. “Est-ce que la Bosnie est viable? Je pense qu’il faut être très, très optimiste pour répondre oui, assure-t-il. Je crains que vu l‘échec que l’on doit bien constater, on a fait des efforts, mais visiblement on n’est pas arrivé à créer un Etat bosniaque.
Et donc, ajoute-t-il, je ne pense pas que la Bosnie est viable, mais dès que l’on a dit cela, se pose la question terrible : quel est l’avenir et qu’est-ce qu’on fait si l’on ne veut pas toucher aux frontières.”

La communauté internationale craint qu’un référendum sur l’autonomie de la Republika Srpska ne dissimule des volontés séparatistes. Son premier ministre s’en défend, même s’il veut préserver à tout prix le statut de l’entité serbe.