DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Parlement européen : scanners corporels à vendre

Vous lisez:

Parlement européen : scanners corporels à vendre

Taille du texte Aa Aa

Des scanners corporels. On s’attend à en voir dans les aéroports, moins dans les caves du Parlement européen. Et pourtant, l’institution européenne en détient six depuis huit ans, sans jamais les avoir utilisés, et cherche à s’en défaire.
L’appel d’offre fixe un minimum de 65.000 euros pièce, la moitié de ce qu’ils ont coûté à l‘époque. C‘était au lendemain des attentats du 11 septembre. Aujourd’hui, ils ne sont plus du dernier cri mais devraient trouver preneur. L’heureux propriétaire sera connu le 12 mars.
Une transaction embarrassante dans un Parlement européen très sourcilleux sur ces scanners qui déshabillent. Il y a quelques semaines, les eurodéputés ont réclamé une étude sur leur compatibilité avec le droit à la vie privée et leurs effets sur la santé.

“Nous avons tous dit que nous ne sommes pas contre les scanners corporels en tant que tels mais que nous avons besoin d‘établir des critères pour leur utilisation et de préserver la vie privée des passagers. Bien évidemment, cela doit s’appliquer aussi à un scanner corporel qui se trouverait dans l’enceinte du Parlement européen lui-même. Cela a d’ailleurs été une grande surprise de découvrir que le Parlement en avait acheté un certain nombre”, explique Jeanine Hennis-Plasschaert.

Le débat sur les scanners corporels a été relancé après l’attentat manqué sur le vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël. Depuis, plusieurs pays européens, dont la France, ont décidé de tester cette technologie.