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Un juge espagnol soupçonne le Venezuela d'avoir rapproché l'ETA et les FARC

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Un juge espagnol soupçonne le Venezuela d'avoir rapproché l'ETA et les FARC

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Le Vénézuela a-t-il volontairement ou non favorisé les liens entre la guérilla colombienne des Farc et les séparatistes basques d’ETA ? C’est en tout cas ce que laisse entendre un juge de l’Audience Nationale, chargée des affaires de terrorisme en Espagne. Il accuse Caracas d’avoir favorisé un rapprochement entre ces deux organisations.
 
Le président vénézuelien, accablé par un rapport sur les droits de l’homme dans son pays, évoque un complot.
 
“Tout cela, c’est comme une sorte d’orchestre, dit-il. Avec d’un côté, la très royale Court de justice espagnole, et de l’autre, Washington. Sans oublier la Court interaméricaine de Droits des Hommes, qui nous a gratifié il y a quelques jours d’un document de 300 pages. Tout cela n’a évidemment rien d’une coïncidence. Tout a été orchestré. Et derrière tout cela, il y a l’empire “yankee”, bien évidemment.”
 
Le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, qui fut pendant un temps un allié de Chavez, a également demandé des explications.
 
Quant au juge espagnol Eloy Velasco, il est convaincu que plusieurs membres d’ETA auraient bénéficié d’entraînements dans la jungle sud-américaine, en échange d’un soutien logistique en Espagne.
 
Tout cela, dans le but de préparer des attentats contre des personnalités colombiennes de passage dans ce pays.
 
Pour lui, l’artisan du rapprochement ne serait autre qu’Arturo Cubillas, membre présumé d’ETA, et collaborateur de Chavez depuis 1999.