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Pays-Bas : percée de l'extrême-droite aux municipales

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Pays-Bas : percée de l'extrême-droite aux municipales

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L’extrême-droite néerlandaise a réussi son coup d’essai aux municipales. Le parti pour la liberté participait au scrutin pour la première fois et se présentait dans deux villes seulement : Almere, où il inscrit le meilleur score avec 21,6% des voix, et La Haye, où il arrive deuxième.

Son leader, le sulfureux Geert Wilders, se dit un homme heureux et se voit déjà réitérer l’exploit aux législatives anticipées du 9 juin. “Ce qui est possible à La Haye et Almere est possible dans tout le pays,” a-t-il déclaré. “C’est un tremplin pour notre victoire.”

L’extrême-droite risque ainsi de s’imposer comme un allié incontournable aux chrétiens démocrates du premier ministre Jan Peter Balkenende. S’ils restent majoritaires globalement, ces derniers font les frais de la chute de leur gouvernement de coalition avec les travaillistes.

A Almere, les habitants sont dubitatifs : “tout ce que Wilders et ses troupes proposent, c’est d’interdire le foulard, vous vous rendez compte ? Je trouve ça terrible et j’ai honte,” dit une femme.

“Nous ne connaissons pas ce parti du tout, renchérit un retraité. On parle beaucoup, mais on ne sait rien. Je jugerai sur les résultats, pas avant.”

Créé en 2006, le parti de Geert Wilders s’est fait connaître en comparant l’Islam au fascisme et le Coran à “Mein Kampf” d’Adolf Hitler. Sa percée électorale aux européennes de juin 2009 a entamé la réputation de terre d’accueil et de tolérance longtemps cultivée par les Pays-Bas.