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Trois ans après la mort de Saddam Hussein les tensions inter-ethniques toujours palpables

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Trois ans après la mort de Saddam Hussein les tensions inter-ethniques toujours palpables

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A Aoudja, le village natal du dictateur, de majorité sunnite, on se prépare pour ces législatives. La dernière fois, personne n‘était allé aux urnes. Menacés par les extrêmistes chiites ou démobilisés, peu de sunnites avaient participé aux élections. C’est ce qu’explique Munaf Ali Al Nada, leader de la tribu de Saddam Hussein et candidat :
“Il y a quatre ans, personne n’a pris part aux élections, parce que personne ne croyait au processus politique. Quel intérèt de voter pour une liste fermée, de voter pour un numéro???”

Exemple de la tension, cette manifestation contre la décision du gouvernement, à dominance chiite, de rejeter les candidatures de dizaines de personnalités sunnites, accusées de liens avec l’ancien parti Baas de Saddam Hussein, un mois avant le scrutin.

Le leader tribal, Ahmed-Jasir, considère que les leaders sunnites ne peuvent pas rester à l‘écart : “c’est à tous les chefs tribaux de redresser le pays, après tout ce qui s’est passé avec l’occupation de l’Irak. Ils doivent convaincre les gens dans chaque région, de prendre part à ces élections, afin qu’ils puissent un peu réaliser leurs rêves…”

Le pays est partagé entre trois grandes groupes ethniques et religieux. Les chiites sont majoritaires, suivis des sunnites et des Kurdes. Le vote est marqué aussi par l’appartenance communautaire comme on l’a vu en 2005: dans la zone chiite, c’est l’alliance de l’Unité irakienne qui avait gagné. En région sunnite, le Front irakien de la concorde et dans le nord, l’Alliance du Kurdistan.

La minorité kurde avait été la principale bénéficiaire de l’absence sunnite il y a cinq ans. Depuis, ils siègent au gouvernement a cote de la majorite chiite.

“Les Kurdes vont avoir un rôle crucial dans la constitution du nouveau gouvernement estime ce candidat. Et nous allons poser nos conditions, avant de rejoindre une coalition, quelqu’elle soit…”

Et parmi ces conditions, il y a le contrôle sur le pétrole, grand point de friction entre les autorités semi-autonomes kurdes et Bagdad.