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Le président de la conférence épiscopale reçu au Vatican

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Le président de la conférence épiscopale reçu au Vatican

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L‘église allemande fait face aux scandales.

Une centaine d’anciens élèves d‘écoles catholiques affirme avoir été victimes d’abus sexuels et d’autres violences, dans les années 1960 et 1970, notamment dans la célèbre chorale de l‘évêché de Ratisbonne.

Benoît XVI reçoit aujourd’hui le président de la Conférence épiscopale d’Allemagne pour évoquer l’affaire.

Les victimes, elles, commencent à sortir du silence.

“On m’a arraché le lobe d’oreille pour me punir, raconte un ancien élève. Un jour, le principal m’a suspendu en l’air à l’aide de mes cheveux. Et quand j’ai tenté de soutenir le poids de mon corps en le saisissant par le bras, il m’a frappé très fort. J’ai aussi reçu des giffles de Georg Ratzinger, c‘était très douloureux, surtout quand il m’a tiré par les pieds, j’ai trouvé ça très dur.”

La réaction du pape est donc très attendue, d’autant que certaines des accusations accablent son frère aîné. Cette semaine, Georg Ratzinger a reconnu avoir donné des claques en guise de punition pendant les 30 années où il a dirigé la chorale de la cathédrale de Ratisbonne. Il se défend en revanche de tout abus sexuel.

“Il n’est pas nécessaire d’agir parce que ce sont des affaires qui appartiennent au passé, a quant à lui déclaré Mgr Robert Zollitsch, évêque de Ratisbonne. Nous ne pouvons remonter le temps mais notre tâche principale est de rendre la justice aux victimes de cette époque.”

Au moins deux cas d’abus sexuels remontant aux années 1950 et 1960 ont déjà été reconnus par l‘évêché. Les coupables, dans ces deux cas, ont été condamnés à des peines de prison.

Benoit XVI va devoir maintenant se pencher sur une centaine d’autres cas présumés.