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Le Primat d'Irlande happé par la controverse sur la couverture des prêtres pédophiles

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Le Primat d'Irlande happé par la controverse sur la couverture des prêtres pédophiles

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Pas question de démissionner sauf si le pape l’exige : c’est la réponse du Primat d’Irlande aux dernières allégations de couverture d’actes pédophiles par l’Eglise catholique.

Sean Brady a provoqué un tollé hier en admettant avoir participé autrefois à des réunions lors desquelles des victimes présumées avaient signé un engagement de silence.

“Il n’y a pas eu de dissimulation, j’ai cru les victimes, j’ai fait part de ce que j’avais entendu à l’archevêque qui lui, a agi, s’est justifié le Cardinal Brady. (…) J’ai réfléchi à tout cela et au travail qui a été fait pour protéger les enfants au cours des années et franchement, je ne crois pas que ce soit un motif de démission.”

Les faits remontent à 1975, alors que Sean Brady était secrétaire de l’archevêque de Kilmore. L’Eglise enquêtait sur le père Brendan Smyth, arrêté en 1990 pour pédophilie et décédé en prison. Le nombre de ses victimes dépasserait la centaine.

Les associations qui les représentent réclament la démission de Sean Brady.

“Sean Brady a lui-même établi que ces enfants disaient la vérité, mais il s’est contenté de faire remonter cette information à ses supérieurs et n’a rien fait. Et pendant 18 ans de plus, alors que Sean Brady gravissait les échelons de la hiérarchie catholique, Brendan Smyth a continué à violer des enfants,” s’insurge Colm O’Gorman, directeur d’Amnesty International pour l’Irlande, et lui-mjême victime d’abus sexuels dans son enfance.

Le Vatican n’a pas encore tranché. Mais alors que les révélations de pédophilie se multiplient ces dernières semaines dans ses Eglises européennes, Benoît XVI a fait savoir que de nouvelles mesures contre les prêtres pédophiles pourraient figurer dans la lettre pastorale qu’il s’apprête à envoyer à l‘épiscopat irlandais.