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Manifestations et tensions sociales en Grèce.

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Manifestations et tensions sociales en Grèce.

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La tension est montée d’un cran mardi soir dans les rues d’Athènes.

Les policiers anti-émeutes ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour maîtriser une trentaine d’agitateurs qui leur jetaient des pierres et des bouteilles, en marge d’une manifestation contre le plan d’austérité. Deux personnes ont été arrêtées.

Pas moins de 1 500 fonctionnaires ont marché jusqu’au parlement pour dénoncer les gels de salaire dont ils font l’objet. Pour ce représentant syndical, le gouvernement se trompe de poches.

Selon Ilias Vrettakos, vice-président du principal syndicat de la fonction publique, “c’est aux riches de régler la facture de la crise. Nous poursuivrons notre combat pour que ces mesures ne soient pas appliquées.”

Plus tôt dans la journée, les syndicats de la fonction publique ont promis de convoquer une nouvelle grève générale en mars ou avril.

Ce mardi, le personnel soignant des hôpitaux publics était également dans la rue pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une injustice, à l’image de Thanassis Tsios.

“Nous travaillons dans des conditions difficiles, explique cet infirmier, nous faisons beaucoup de nuits, de jours fériés et de week-ends, avec de nombreux jours de repos qui restent dus. Ce plan vient s’ajouter à tout cela en réduisant nos salaires et nos avantages.”

Selon un sondage publié dimanche, 50,1% des Grecs soutiennent la rigueur.
Ce mardi, les membres de l’eurogroupe se sont dits prêts à aider financièrement la Grèce si besoin, mais se sont bien gardés de préciser les modalités d’une aide éventuelle.