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Les 50 ans du massacre de Sharpeville

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Les 50 ans du massacre de Sharpeville

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Le 21 mars, c’est la journée mondiale de lutte contre la ségrégation raciale. Une journée des Nations unies décidée en souvenir du massacre de Sharpeville, dont on commémore aujourd’hui les 50 ans.

Le vice-président sud-africain, Kgalema Motlanthe, a rappelé à cet occasion que la liberté chèrement acquise, donnait aussi à tous le devoir de défendre les droits humains et de venir en aide aux personnes en difficulté.

Il y a 50 ans, le 21 mars 1960, 69 sud-africains noirs avaient été tués, 180 avaient été blessés par la police, qui avait ouvert le feu sur des manifestants à Sharpeville. Ceux-ci protestaient contre l’obligation pour les noirs de circuler avec un passeport intérieur. Suite à la manifestation, l’ANC de Nelson Mandela avait été interdit.

Sharpeville est devenu par la suite le symbole du début de la lutte contre l’apartheid. Un demi-siècle après, les rescapés et leurs proches se souviennent.

Pour Ma Phetane, survivante, si “avec le temps qui est passé, on commence à laisser cela derrière nous, je vous dis, dormez en paix, nous ne vous oublierons pas. Et puis, à partir de maintenant, nous n’allons plus pleurer. Nous pardonnons à ceux qui vous ont fait ça, mais jamais nous ne vous oublierons”.

50 ans après, Sharpeville, dans le Transvaal, est aujourd’hui un township très touché par le chômage et la crise, et certains voudraient que l’ANC aujourd’hui au pouvoir, aide davantage la population.