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Service diplomatique européen : le casse-tête continue

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Service diplomatique européen : le casse-tête continue

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Prise entre le marteau et l’enclume, Catherine Ashton marche sur des oeufs en ébauchant le futur service diplomatique européen. La Haute représentante européenne en a dessiné l’organigramme, mais à l’heure des nominations, les choses risquent de se corser. C’est en effet une guerre sans merci que se livrent en coulisses les Etats membres et la Commission pour peser de tout leur poids sur le futur service. Parmi les enjeux, le contrôle de la politique de développement.

“Il est très difficile de trouver la solution miracle. Il faudra certainement rechercher un équilibre. Par exemple, si un certain degré d’autonomie est laissé aux structures de gestion des crises civiles et militaires au sein du Conseil, alors, un degré d’autonomie devra aussi être laissé à l’agence de la Commission pour l’aide humanitaire et au développement. Ce sera certainement une manière d’obtenir un compromis”, explique Antonio Missiroli, du European Policy Centre.

La nomination du portugais Joao Vale de Almeida, un proche du président de la Commission, à la tête de la délégation européenne à Washington a provoqué l’ire des Etats membres, qui veulent placer leurs diplomates à des postes stratégiques. Le service d’action extérieure devrait voir le jour au cours du second semestre 2010 et sera composé d’environ 8.000 personnes.