DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La coopération entre la France, l'Espagne et le Portugal prive l'ETA de sanctuaire

Vous lisez:

La coopération entre la France, l'Espagne et le Portugal prive l'ETA de sanctuaire

Taille du texte Aa Aa

En tuant pour la première fois un policier français, l’ETA a enfreint une règle d’or longtemps respectée par ses militants : ne pas entrer en confrontation avec les forces de l’ordre françaises. Pendant des décennies, les terroristes basques avaient considéré la France comme leur base arrière, un sanctuaire à préserver.

Toutefois, l’ETA avait déjà tué sur le sol français.
En décembre 2007, deux gardes civils espagnols en mission de renseignement avaient été abattus à Capbreton, dans les Landes. Les séparatistes armés entendaient signifier leur détermination à poursuivre les policiers espagnols partout, même en France.

Mais la violence est aussi la réaction de l’animal blessé. La multiplication des opérations anti-ETA a porté un coup dur à l’organisation. Avec l’arrestation d’Ibon Gogeascoetxea en février en Normandie, les indépendantistes basques ont perdu le chef de leur appareil militaire, leur cinquième haut responsable piégé ces deux dernières années. Et les interpellations de militants s’accélèrent : plus de trente depuis janvier, autant que sur toute l’année 2009.

Cette traque se solde aussi par le démantèlement de l’appareil logistique de l’ETA. La police française a mis au jour de nombreuses caches d’armes dans différents villages un peu partout dans l’hexagone. Bref, la France s’est transformée ces deux dernières années en un véritable piège à rats pour les séparatistes basques.

D’où la tentative de l’ETA de déménager ses bases militaires au Portugal, un pays qui lui semblait sûr et qui a l’avantage de partager une longue frontière avec l’Espagne.

Mais c‘était sans compter avec la coopération entre les polices portugaise, française et espagnole. Le mois dernier, 1500 kilos d’explosifs ont été saisis dans cette maison d’Obidos, près de Lisbonne.