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Sous la porte de Brandebourg, le sauvetage de la Grèce n'est pas une priorité

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Sous la porte de Brandebourg, le sauvetage de la Grèce n'est pas une priorité

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L’opinion allemande ne veut pas mettre la main à la poche. Et à l’approche d’un scrutin régional crucial, le gouvernement Merkel, au plus bas dans les sondages, écoute avec attention ses concitoyens.

“Il faut voir si la Grèce va se sortir ou non toute seule de la crise, dit une femme, et alors on commencera à négocier. Pour l’instant je suis contre.”

“Nous formons une communauté internationale, rétorque un homme, et c’est important de se soutenir mutuellement.”

Cet Allemand est l’un des rares à militer pour une aide à la Grèce. Il faut aller dans le restaurant grec de Athena Papadopoulos pour trouver le même avis : “Il y a toujours des problèmes dans les familles, constate Athena. L’Europe a un problème en ce moment qu’il faut résoudre. L’Allemagne est son plus fort partenaire, alors elle doit aider les plus faibles.”

Des députés allemands avaient suggéré ironiquement qu’Athènes vende des îles désertes ou mette l’Acropole aux enchères pour joindre les deux bouts.