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USA : le sursis in extremis d'un condamné à mort

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USA : le sursis in extremis d'un condamné à mort

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Aux Etats-Unis, Hank Skinner, condamné à mort, a obtenu in extremis, un nouveau sursis. Il devait être exécuté la nuit dernière dans une prison du Texas. Moins d’une heure avant l’exécution, la Cour suprême a arrêté le compte à rebours. Un sursis destiné à étudier la possibilité de pratiquer des tests ADN.

Hank Skinner, 47 ans, a été condamné à mort pour un triple meurtre commis en 1993. Il clame son innocence et réclame justement des tests ADN pour le prouver.

Dans son combat, il est soutenu notamment par une Française, Sandrine Ageorges-Skinner, qu’il a épousée alors qu’il était déjà dans le couloir de la mort. A l’annonce du sursis, elle dit son soulagement. “Je suis vidée, affirme-t-elle. Super contente, mais vidée ! Je ne sais pas trop. Toute la pression est en train de redescendre. Il faut que je reprenne un peu mon souffle. Mais on va y arriver”.

Les faits se sont déroulés le soir de Noël 1993. Hank Skinner se trouve chez lui avec sa compagne et les deux fils de celle-ci. Il dit n’avoir aucun souvenir de ce qui s’est passé. Il affirme avoir été drogué. En tout cas, la femme et les deux garçons sont retrouvés morts. Hank Skinner est condamné en 1995 à la peine capitale. Mais, il estime que l’enquête a été bâclée. Des comités de soutien se mobilisent pour lui, aux Etats-unis et en France.

Les autorités françaises sont intervenues ce mercredi auprès du Texas pour demander la grâce du condamné et l’ouverture d’un complément d’enquête.