DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Crise politique au Soudan

Vous lisez:

Crise politique au Soudan

Taille du texte Aa Aa

Incertitude à dix jours des élections générales au Soudan, après l’annonce du retrait du principal opposant à Omar El-Béchir, le président au pouvoir depuis 1989.

Yasser Arman, le candidat des ex-rebelles sudistes du SPLM, qui était considéré par l’opposition comme le seul vrai challenger de Bachir, ne sera pas candidat à la présidentielle, et son parti a décidé d’un boycott du scrutin dans la région du Darfour.

“J’ai pris la décision de me retirer, parce que le bureau de mon parti a considéré que la situation de sécurité dans la région rend impossible la tenue d‘élections libres et justes”, a-t-il expliqué. Il a par ailleurs dénoncé des irrégularités dans le processus électoral.

La réélection de Bachir semble ainsi assurée, alors que l’opposition estime que la préparation du scrutin est entâchée d’irrégularités. L’opposition, qui souhaitait aussi une position commune sur un boycott des législatives et des municipales dans tout le pays. Or le SPLM, le mouvement populaire de libération, a décidé de participer aux élections dans le Nord.

En début de semaine, le président avait averti qu’un boycott des élections par le SPLM remettrait en cause le référendum sur l’indépendance du sud qui doit se tenir l’an prochain.

Bachir, au pouvoir depuis le coup d’Etat de 1989, est l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, où 300.000 personnes sont mortes et près de 3 millions ont été déplacées.