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En Afrique du Sud, le parti d'Eugène Terreblanche exclut des représailles

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En Afrique du Sud, le parti d'Eugène Terreblanche exclut des représailles

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Le dirigeant d’extrême-droite a été tué samedi dernier dans sa ferme par deux ouvriers agricoles noirs apparemment à la suite d’un différent salarial.

Sa mort avait fait craindre un regain de racisme à un peu plus de deux mois de la Coupe du monde dans le pays.

Mais le leader du Mouvement de résistance afrikaner appelle ses militants au calme :

“C’est la philosophie de l’AWB. Il n’y aura aucune forme de représailles violentes ou d’intimidation ou d’insultes racistes ou quelque chose de ce genre, Cela ne sera pas toléré”.

Les adversaires de l’ANC accusent néanmoins le chef du mouvement de la jeunesse Julius Malema d’avoir attisé les tensions en chantant il y a quelques jours “kill the boer”, un air remontant à l’Apartheid. Malema a profité de sa visite controversée au président zimbabween Mugabe pour répondre :

“Nous n’avons rien à voir avec sa mort, laissez la justice faire son travail et trouver les criminels. Nous sommes confrontés à d’importants problèmes et nous devons nous concentrer sur eux et ne pas nous focaliser sur la mort d’un individu. Terreblanche n‘était qu’un individu en Afrique du Sud”.

Le président sud-africain Jacob Zuma avait immédiatement condamné le meurtre et invité son peuple au calme et à cohabiter.

Les tensions pourraient toutefois remonter. Les deux hommes accusés d’avoir tué Terreblanche comparaissent aujourd’hui devant la justice et les funérailles du leader afrikaner sont prévues vendredi.