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Journée internationale des Roms : la discrimination encore et toujours

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Journée internationale des Roms : la discrimination encore et toujours

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“Y’a pas la mort, mais presque. Il y a des pogroms en tout cas. Il y a des pogroms, il y a du racisme…”

C’est ainsi que Tony Gatlif évoque le sort des Roms à travers l’Europe. Cette communauté, ce réalisateur français y a dédié l’essentiel de sa filmographie. Venu en Belgique pour le lancement de son dernier film, il dénonce la persistance des préjugés :

“C’est des gens intolérables, c’est des gens qu’il faut arrêter, c’est un problème… Non ! Ce sont des êtres humains. Ils en parlent comme ça, vous savez. Le problème, c’est qu’ils n’ont jamais été citoyens dans leur pays. Ils ne sont pas citoyens en France. Ils n’ont jamais été citoyens alors qu’ils sont en France depuis le Moyen Âge. Ils ne sont pas citoyens en Europe, dans les pays européens, la Hongrie, la Roumanie.”

En cette Journée internationale des Roms, la ville de Cordoue, en Espagne, a justement donné le coup d’envoi du deuxième sommet européen consacré à cette minorité, la plus importante de l’Union européenne, la plus discriminée aussi. Ils sont 10 à 12 millions et vivent pour la plupart dans des bidonvilles. L’Europe s’est engagée à prendre ce dossier à bras le corps, mais comme le regrettait ce jeudi le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, rares sont les ministres qui ont fait le déplacement sur les rives du Guadalquivir.