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Avenir de la Politique agricole commune: participez au débat

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Avenir de la Politique agricole commune: participez au débat

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L’Union européenne planche sur la réforme de sa Politique agricole commune. Exercice délicat voir périlleux. Objectif : définir une PAC plus verte et plus équitable pour l’après-2013. Alors, quel avenir pour la PAC?

Pendant des décennies, la PAC a fonctionné comme une politique très interventionniste sur des marchés très contrôlés. On est ensuite passé à un processus de libéralisation, d’orientation accélérée des marchés. Pour le Commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural Dacian Ciolos, le moment est venu de réfléchir à une voie intermédiaire. Et c’est tout l’enjeu de la consultation publique qu’il vient de lancer via son site internet. Une consultation ouverte à tous jusqu’au mois de juin. Explications du Commissaire: “Cette Politique agricole commune s’adresse d’abord à toute la population européenne, à tous les contribuables européens qui alimentent le budget de cette politique. Donc, il est important à mon avis, avant de passer à une analyse préalable, à une reforme de la Politique agricole commune, qu’on écoute les avis sur cette politique, non seulement des agriculteurs, mais aussi de l’ensemble de la societé européenne.”

Une consultation qui portera, dans un premier temps, sur les objectifs et les mécanismes de la PAC nouvelle formule, censée entrer en vigueur le 1er janvier 2014. La question des moyens viendra plus tard, précise Dacian Ciolos, histoire de ne pas parasiter les débats: “Les paiements directs doivent être réformés, le mécanisme de soutien du marché doit être revu et adapté à l’ouverture du marché européen vers le monde. Le deuxième pilier, la politique de développement rural, doit être aussi revu, car on a besoin de la modernisation non seulement pour être plus compétitifs, mais pour intégrer encore mieux les attentes concernant le changement climatique.”

N’en déplaise au Commissaire, il devra tôt ou tard aborder LA question du financement de la PAC – deuxième poste de dépenses de l’Union derrière la cohésion sociale.

Avec 55 milliards d’euros par an, elle représente 40% du budget communataire. On a beau être loin des 75% affichés en 1985, c’est encore beaucoup trop pour certains pays membres.