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L’Union européenne tente d’apporter des réponses en combinant flexibilité et sécurité. Réunis par vidéo-conférence les ministres des Transports se sont mis d’accord pour réduire la zone aérienne interdite dès ce mardi matin. Une zone plus petite restera totalement fermée. Une autre sera soumise à des restrictions et des contrôles de sécurité pour les appareils.

Cette mesure répond aux critiques virulentes du secteur aérien sur la gestion de cette crise. Le secteur réclamait des couloirs aériens supplémentaires au regard des tests concluants menés par plusieurs compagnies.

Le directeur de l’Association internationale du transport aérien Giovanni Bisignani parlait ce lundi de “pagaille européenne”. Parce que dit-il, “l’Europe a utilisé une approche mathématique théorique, alors que nous avions besoin de tests, de vols tests dans l’atmosphère afin d‘évaluer la concentration de cendres et de prendre des décisions”.

Le secteur aérien est pris à la gorge économiquement, au rythme de 150 millions d’euros de pertes par jour. Le coût de cette crise dépasserait désormais celui des attentats du 11 septembre. La Commission européenne s’est dite prête à autoriser les Etats à verser des aides exceptionnelles aux compagnies aériennes.

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