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Bruxelles–Hal–Vilvorde : le caillou dans la chaussure belge

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Bruxelles–Hal–Vilvorde : le caillou dans la chaussure belge

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L’arrondissement de Bruxelles–Hal–Vilvorde (BHV) est encore une fois au cœur d’une énième crise politique en Belgique. BHV est une entité composée de la capitale, Bruxelles et ses 19 municipalités bilingues, ainsi que de 35 municipalités flamandes.

Les deux communautés belges , Flamands et Wallons, ont du mal à cohabiter et peinent à trouver une solution satisfaisante.

“Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, avait proposé il y a 3 ans une modification de la constitution. Il s’agissait de considérer Bruxelles et ses 19 communes comme bilingues et de rattacher toutes les autres communes sous administration unilingue flamande”, souligne Jan De Broyer, conseiller communal CD&V (le parti chrétien-démocrate d’Yves Leterme).

La situation est donc dans l’impasse depuis des années et entraîne parfois des problèmes d’ordre administratif totalement ubuesques.

Francois Van Hoobrouck, bourgmestre de Wezembeek-Oppem depuis 1994 et figure populaire de l’Union Francophone explique : “J’ai été élu avec 75% des voix. J’ai été présenté par une majorité, mais le gouvernement flamand a refusé parce qu’il estimait que les convocations électorales devaient être envoyées dans la langue de la région.”

Une langue, le flamand en l’occurrence, que ses partisans défendent ardemment dans les villes et les mairies qu’ils détiennent.

“Le personnel de la ville ne peut pas parler français mais il peut parler une autre langue comme l’anglais, ça oui, mais le français c’est interdit”, explique le propriétaire d’un bar flamand.

Cette démission du gouvernement Leterme, la deuxième en moins de deux ans, ravive donc une fois encore les craintes d’une scission de la Belgique.