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Le remboursement, nouveau cauchemar des passagers européens

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Le remboursement, nouveau cauchemar des passagers européens

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Ils ne sont pas prêts d’oublier le volcan islandais : pour des milliers de passagers européens, le cauchemar ne se termine que maintenant, après sept jours d’incertitudes. La polémique fait rage sur la gestion du chaos par les tour opérateurs.

“On pensait y rester encore plus, ironise un passager tout juste rentré d’un séjour qui n’aurait jamais dû tant duré, étant donné qu’on était sans nouvelle du tour opérateur, enfin c‘était le bordel.”

Se pose à présent la question de l’indemnisation des victimes de ces crirconstances exceptionnelles ?

Jean-Philippe Ducart de l’association belge de défense des consommateurs Test-Achats, explique qu’“en ce qui concerne le rapatriement et notamment l’avion, c’est compris dans le package et normalement on ne doit pas payer de supplément et c’est là que certaines pratiques sont illégales.”

Car les tour opérateurs interprêtent librement la directive européenne de juin 1990.

“Nous, les agences de voyage, devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le client autant que possible, le tour opérateur, lui, doit assumer, précise Alain Varenne, de l’UPAV, association professionnelle de voyagistes. Mais encore une fois, toutes ces responsabilités sont dépendantes du fait si oui ou non juridiquement on accepte la notion de cas de force majeure. Si c’est un cas de force majeure, ce n’est là la faute à personne et s’il n’y a a pas faute, il n’y a pas indemnisation.”

Invoquer des circonstances exceptionnelles pour rembourser moins, c’est ce qu’a fait Ryanair, poussant Bruxelles à rappeler pour la troisième en trois jours que la loi, c’est la loi.

“Il n’existe pas de droits des passagers au rabais pour les compagnies low cost. Toutes les compagnies aériennes ont des obligations légales en droit européen,” a martelé Siim Kallas, le commissaire européen aux Transports.