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Grèce : "le temps perdu ne se rattrapera pas", prévient DSK

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Grèce : "le temps perdu ne se rattrapera pas", prévient DSK

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Le temps presse pour aider la Grèce : les protagonistes de cette opération de sauvetage des finances grecques : la Commission européenne, le FMI et la BCE qui étaient réunis mercredi à Berlin, en sont conscients et l’ont exprimé à leur manière. Le temps presse car la peur des marchés est en train de gagner d’autres pays du sud de l’Europe.

Pour Angela Merkel, la chancelière allemande, dès le départ, la donne était faussée : “Comme on peut le voir dans la zone euro, l’admission de la Grèce en 2000 n‘était pas basée sur des facteurs solides. Et c’est ce qu’on réalise actuellement dans cette situation difficile de crise”.

Le Président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et le directeur général du FMI Dominique Strauss Kahn avaient fait le déplacement de Berlin mercredi pour vaincre les réticences des parlementaires allemands sur le programme de sauvetage de la Grèce auquel ils sont hostiles tout comme l’opinion publique allemande. Il ressort de cette rencontre que la Grèce aurait besoin de 120 milliards d’euros d’aides d’ici fin 2012, selon les parlementaires allemands, au lieu des 45 milliards prévus par le plan d’aide.

En tous cas, pour Dominique Strauss Kahn, le directeur général du FMI, le temps presse effectivement: “Le plus vite sera le mieux, a affirmé DSK. Et chaque jour qui passe est un jour ou la situation empire, pas seulement en Grèce, mais dans toute l’Union européenne, et avec des conséquences peut-être plus larges encore”.

La Commission européenne de son côté a multiplié les messages de fermeté pour lutter contre le déficit de crédit qui s’ainstalle sur les marchés. Le Sommet européen du 10 mai dédié au sauvetage de la Grèce arrive peut-être trop tard.