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Crise économique : les femmes et les immigrés, principales victimes

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Crise économique : les femmes et les immigrés, principales victimes

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“Les femmes ont été invisibles, totalement invisibles, dans le sillage de la crise”, déplore Mary Collins, du European women’s lobby.

Les femmes ont pourtant bien été les premières victimes de la crise économique qui a éclaté en 2007, et elles l’ont été doublement, car les plans de relance les ont peu concernées.

“Les premiers jours, une grande attention a été portée aux hommes, et en particulier aux secteurs économiques où les hommes sont très majoritaires comme le bâtiment, l’industrie et le secteur bancaire, des filières où il y a la plus grande concentration d’hommes.”

Les conséquences sociales de la crise, le Conseil de l’Europe en a débattu cette semaine. Pour la socialiste portugaise Maria de Belem Roseira, membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil, la crise actuelle doit se convertir en opportunité pour allier progrès social et développement économique.

“Il est évident que nous considérons l‘économie de marché importante, mais ce doit être une économie de marché socialement régulée et une économie de marché qui soit attentive au développement durable. Nous ne pouvons pas vivre dans une économie prédatrice des personnes et prédatrice des ressources naturelle”, affirme-t-elle.

Autres victimes de la crise, les travailleurs immigrés, avec un taux de chômage deux fois supérieur aux moyennes nationales. C’est la conclusion d’un rapport présenté au Conseil par le député espagnol Pedro Agramunt. Il demande aux 47 Etats membres d‘être d’autant plus vigilants face aux discriminations :

“Il faut être patient et tenter de comprendre qu‘à l’heure actuelle, la solution n’est pas de mettre tout le monde dehors, mais au contraire d’intégrer ceux qui sont là, d’assumer la situation. Et, j’insiste, il faut changer les comportements pour l’avenir. Je me souviens, il y a 30 ou 40 ans, l’immigration espagnole partait vers d’autres pays d’Europe, comme la Suisse ou la France, avec un contrat de travail en poche, un travail concret. Et c’est cela qu’il faut retrouver. Mais pour cela, une intense collaboration est nécessaire entre les pays d’origine et les pays d’accueil.”