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Grèce: des manifestants en "guerre"

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Grèce: des manifestants en "guerre"

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Athènes a croulé sous le poids des cortèges du 1er mai qui, cette année, n’ont rien de traditionnels. Des milliers de manifestants sont partis en guerre contre les sacrifices réclamés par leur gouvernement.

Pour obtenir l’aide du FMI et de l’Union européenne et sauver leur pays de la déroute financière, les Grecs vont être soumis à une cure d’austérité sans précédent. De quoi mobiliser les foules, attiser les tensions et alimenter la colère de la rue…

Des jeunes ont voulu rejoindre le parlement en criant “non à la junte FMI”, en référence à la dictature militaire qui régna en Grèce de 1967 à 74. Ils se sont heurtés violemment aux forces anti-émeutes. Un coktail molotov a brûlé un policier.

Dans le nord du pays, à Salonique, des affrontements ont aussi opposé jeunes et policiers en marge d’un défilé de 20.000 personnes.

C’est vendredi, avant de s’adresser à ses concitoyens, que le Premier ministre George Papandréou a annoncé aux parlementaires que “la survie de la nation” dépendait de nouvelles mesures d’austérité.

Ces économies sont nécessaires pour obtenir des prêts de l’ordre de 100 milliards d’euros sur trois ans du FMI et de l’Union européenne.
L’accord qui permettra de débloquer ces crédits devrait être conclu demain, dimanche, lors de la réunion de l’Eurogroupe.

Selon des syndicalistes grecs, les économies réclamées par Athènes pourraient atteindre 25 milliards d’euros en deux ans. Il s’agirait d’un effort de rigueur sans précédent dans la zone euro.

Les syndicats affirment que les droits des travailleurs sont menacés. Certains parlent d’un retour au 19ème siècle…