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Le plan d'austérité grec : "du sang et des larmes"

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Le plan d'austérité grec : "du sang et des larmes"

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Le premier ministre George Papandreou est venu lundi expliquer lundi au président du pays Karolos Papoulias le plan d’austérité qu’il va appliquer pour sauver l‘économie grecque et bénéficier de l’aide financière de l’Union européenne et du FMI : “C’est une occasion pour nous de faire un pays meilleur, de prendre un nouveau départ pour ….une Grèce plus juste, plus transparente, plus humaine, productive et compétitive…”

110 milliards d’euros sur trois ans : c’est le montant des prêts bilatéraux consentis à la Grèce par les pays de la zone euro : 80 milliards et le FMI : les 30 milliards restant.

Une bonne nouvelle pour les banques exposées à la dette publique grecque ; c’est le cas en France de Credit Agricole et Société Générale notamment : la Banque centrale européenne va accepter toutes les obligations grecques pour les garanties de prêts, même si la note sur la dette grecque est encore dégradée par les agences de notation.

Le plan d’austérité exigé par les prêteurs est énorme : 30 milliards d‘économies sur trois ans avec la suppression des primes salariales dans la fonction publique, l’augmenation de la TVA de 21 à 23% et l’augmentation des taxes sur l’alcool et le tabac. 30 milliards d‘économie correspondent à 11 points de PIB grec. L’opération doit faire passer le déficit budgétaire de 14% environ actuellement à 3%.

L‘âge minimum du départ à la retraite va être porté à 60 ans alors que certains grecs peuvent actuellement arrêter de travailler à partir de 45 ans.

“Le gouvernement a décidé de sauver le pays”, a solennellement annoncé le ministre grec des finances lundi. Mais à quel prix.
Une nouvelle grève générale des fonctionnaires grecs est prévue jeudi dans la fonction publique.