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Angela Merkel plaide pour une procédure de défaut de paiement des Etats

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Angela Merkel plaide pour une procédure de défaut de paiement des Etats

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Accusée d’avoir freiné le sauvetage de la Grèce, mercredi au Bundestag, la chancelière allemande Angela Merkel a demandé aux députés d’approuver l’aide à la Grèce avant d’ajouter qu’il fallait encore modifier le pacte de stabilité de l’Union européenne, par exemple pour retirer leur droit de vote au sein des instances européennes des pays qui ne respecteraient pas les règles budgétaires :
“et pour les cas d’extrême urgence, il faut développer une procédure de défaut de paiement pour les Etats de la zone euro”, a conclu Angela Merkel.

Tous les partis politiques allemands ne sopnt pas d’accord avec cette vision bien sur : “Je ne veux pas être du côté de ceux qui avec des accents chauvins se positionnent contre la Grèce, affirme Claudia Roth, responsable du parti des verts; ils n’ont pas compris que l’Allemagne est un des pays qui a le plus bénéficié de l’Union européenne”.

Wilhelm Hankel est économiste : il a écrit un essai intitulé : “Quoi après l’Euro ?” Un titre qui ne laisse pas de doute sur l’euroscepticisme de l’auteur. Pour lui, les déficits budgétaires des Etats sont trop importants pour que la solidarité des autres Etats de la zone euro soit suffisante.

“Il ne s’agit pas seulement d’un pays. Derrière la Grèce il y a le Portugal, il y a l’Espagne, il y a l’Irlande. Et si on fait l’addition des dettes de ce groupe de pays; à rembourser, ça fait plus de trois mille milliards d’euros. L’Europe ne peut pas payer ça. Nos contribuables ne sont pas capables de payer ça”.

Les autorités espagnoles dont les marchés doutent de la détermination à adopter les mesures budgétaires sévères souhaitées par les investisseurs ont réagi à la folle journée boursière de mardi.

“La dette espagnole se situe 20 points de pourcentage en dessous de la moyenne européenne, a expliqué Maria Teresa Fernandez de la Vega, N°2 du gouvernement Zapatero. En Espagne il n’y a aucune crainte d’une quelconque contagion. L’Espagne a-t-elle conclu, a toujours bien accompli sa tâche”.

Malgré tout, le plan espagnol annoncé pour ramener les déficits publics de 11,2% en 2009 à 3% en 2013 n’a pas convaincu les marchés.