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Gouvernement de coalition en vue à l'issue des législatives en Grande-Bretagne

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Gouvernement de coalition en vue à l'issue des législatives en Grande-Bretagne

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Les Tories de David Cameron sont largement arrivés en tête des législatives en Grande-Bretagne. Selon les premiers sondages sortis des urnes, les conservateurs obtiendraient 305 sièges au parlement, alors que la majorité absolue est de 326 élus.
 
Camouflet pour le Labour et l’actuel premier ministre de Gordon Brown, qui a succédé à Tony Blair sans être élu. Ils arrivent en seconde position avec 255 sièges au parlement, soit 153 de moins qu’en 2005.
 
Déception également pour les libéraux-démocrates emmenés par leur leader Nick Clegg, qui décrochent seulement 61 sièges à la Chambre des communes, soit 3 de moins qu’en 2005.
 
Les 29 sièges restants sont attribués aux autres fractions politiques, plus minoritaires.
 
L’une des défaites de personnalités politiques les  plus retentissantes est celle du Premier ministre nord-irlandais, Peter Robinson, qui perd son siège de député britannique dans son fief de Belfast, quelques mois après le scandale impliquant son épouse.
 
La perspective d’un “parlement suspendu” traduisant une absence de majorité au parlement est donc confirmée. Cela n‘était pas arrivé depuis 1974.
 
Le Premier ministre sortant, Gordon Brown, tenterait en ce moment même de former un gouvernement de coalition avec les Libéraux démocrates. En cas de succès, il pourrait alors se présenter à la chambre des Communes et tout faire pour éviter une motion de défiance de son gouvernement.
 
Dans le cas contraire, il devra remettre sa démission à la reine Elizabeth II, qui lui choisira un successeur, sans doute David Cameron. Celui-ci devra alors à son tour tenter de former un gouvernement, minoritaire ou de
coalition.
 
Mais rien ne serait pour autant gagné pour le leader conservateur, car il pourrait lui aussi se retrouver dans une situation inconfortable, et contraint à la démission, en cas de défiance.
 
Dans ce cas, la dissoulition du Parlement serait inévitable, et elle conduirait à la mise en place de nouvelles législatives.
 
A signaler enfin que de nombreux électeurs n’ont pas été en mesure de voter en raison de l’affluences dans certains bureaux de vote. Les forces de l’ordre ont aussi été obligées d’intervenir pour ramener le calme dans plusieurs villes du pays.
 
Les résultats définitifs seront connus dans la journée mais déjà une enquête a été ouverte par la comission électorale.
 
Elle pourrait remettre en cause certains des  résultats d’hier.
 
Farouk ATIG