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L'euro en crise : en finir avec les déficits

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L'euro en crise : en finir avec les déficits

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Les 27 ont traité les symptômes, reste à s’attaquer aux causes. C’est en substance ce que l’on pouvait entendre dans les coulisses de la conférence du Forum économique mondial, ce lundi à Bruxelles. Et à en croire nombre d‘économistes, le cataplasme ne fera pas long feu sur la plaie des déficits.

“En somme, nos dirigeants ont déchiré le traité de Maastricht, déplore Daniel Gros, chercheur au
Centre for European Policy Studies. La clause de “no bail-out”, de non-renflouement, n’a plus cours, et la BCE est devenue l’agent fiscal des pays vulnérables.”

Pour rassurer durablement les marchés, la zone euro va donc devoir se doter d’une discipline budgétaire efficace et durcir les critères d’adhésion.

Bozidar Delic, vice-premier ministre de Serbie estime ainsi que “l’euro est séduisant mais nos perspectives d’adhésion s‘éloignent. Sur cette décennie, la priorité de la Serbie est de renforcer sa propre devise, le dinar, et de continuer à mener des politiques fiscales responsables.”

Une prise de conscience qui, si elle se généralise, pourrait s’avérer salutaire pour la monnaie unique.

Selon notre correspondant à Bruxelles, Sergio Cantone, “le bras de fer entre les Etats, en particulier ceux de l’Union européenne, et les marchés spéculatifs, semblent pour le moment avoir été remporté aux points par l’Union. Toutefois des doutes demeurent sur cette modification apportée au Traité de Maastricht. On ne sait pas encore jusqu‘à quel point elle conduira à une plus grande intégration des politiques économiques.”