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L'Espagne annonce de nouvelles mesures de réductions des déficits

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L'Espagne annonce de nouvelles mesures de réductions des déficits

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L’Espagne, par la voix de sa ministre de l’Economie Elena Salgado, s’est engagée à prendre des mesures supplémentaires pour assainir son budget en 2010 et en 2011. Le pays a en effet subi de fortes pressions de la part de ses partenaires Européens lors de la réunion de l’ECOFIN qui s’est déroulée le week-end dernier à Bruxelles.

L’Espagne s‘était déjà engagée à ramener le deficit de 11,2% du PIB en 2009 à 3% en 2013, soit une baisse de 50 milliards d’Euros.
A Bruxelles, Elena Salgado a promis une nouvelle baisse des dépenses de 1,5% d’ici à la fin de l’année prochaine, soit 15 milliards d’Euros d‘économies supplémentaires.

Le Premier Ministre, José Luis Rodriguez Zapatero annoncera ce mercredi aux parlementaires les différentes mesures d’austérité qui vont être mises en place pour faire face à ces nouveaux ajustements.

Depuis l’entrée en récession de l’Espagne à la fin 2008, le Chef du Gouvernement Socialiste est sous la pression du chef de l’opposition de centre-droit, Mariano Rajoy,qui réclame des mesures radicales, dont une profonde réforme du marché du travail.
Pour lui, il faut baisser les coûts de l’embauche et du licenciement. Une réforme que beaucoup d‘économistes estiment inévitable pour contrer la perte de compétitivité de l‘économie Espagnole.

Mais, dans un pays ou le taux de chômage représente plus de 20% de la population active, soit environ 4,6 millions de personnes, les syndicats sont farouchement opposés à ce type de réforme.

Et puis, le Gouvernement Socialiste cherche aussi à éviter de blesser son électorat, à l’approche d‘échéances électorales dans les régions, notamment en Catalogne.
Les régions. C’est justement l’autre casse-tête pour le Gouvernement dans cette course à la réduction du déficit.
Les régions, qui sont autonomes, gèrent en effet 50% des dépenses publiques. Or, politiquement, il n’est pas toujours simple de trouver un consensus, comme l’explique l’analyste financier Paul Mielgo :
“L’Espagne se compose de 17 communautés autonomes auxquels l’Etat a cédé de larges compétences en matière fiscale. Ces régions, ces communautés autonomes, sont gouvernées par des partis politiques différents”.

Pour mener à bien son projet de nouvelles réductions des déficits, le Gouvernement central du socialiste Zapatero va donc aussi trouver des compromis sur le terrain politique. Et se mettre d’accord avec les Présidents des régions. Qu’il considère par ailleurs comme en partie responsables des déficits.