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L'Europe à l'épreuve de la rigueur

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L'Europe à l'épreuve de la rigueur

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Après la Grèce et le Portugal, c’est au tour de l’Espagne de se serrer la ceinture pour faire fondre son déficit public. Le premier ministre socialiste, José Luis Zapatero, a annoncé toute une batterie de mesures, au premier rang desquels une baisse de 5% des salaires des fonctionnaires dès le mois de juin, et 13 000 suppressions de postes.

Les Grecs, eux, ne digèrent pas leur nouveau régime d’austérité et ils le disent. Ils étaient de nouveau dans les rues d’Athènes ce soir et les syndicats ont appelé à une grève générale le 20 mai, la quatrième depuis février. Le plan de rigueur a été imposé par le gouvernement socialiste pour obtenir une aide internationale afin de sauver le pays de la faillite.

La crise grecque a généré une série d’attaques spéculatives contre la monnaie unique sur les marchés, paniqués par l’ampleur des déficits des pays de la zone euro. Cela n’a pas empêché la Commission européenne de confirmer l’adhésion de l’Estonie l’an prochain. Le petit Etat balte peut notamment se vanter d’un faible taux d’endettement.