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La politique sociale espagnole mise à mal par le plan d'austérité

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La politique sociale espagnole mise à mal par le plan d'austérité

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La pilule est amère pour les Espagnols appelés à se serrer un peu plus la ceinture. Pour économiser 15 milliards d’euros supplémentaires, le gouvernement socialiste s’est résolu à tailler dans les dépenses sociales de l’Etat. Objectif : réduire le déficit public de cinq points d’ici 2011, autrement dit faire passer le déficit de plus de 11% du Produit Intérieur Brut à seulement 6%.

Pour satisfaire rapidement les exigences de Bruxelles, Madrid a tout d’abord mis à contribution les fonctionnaires. Ces derniers qui représentent près de 20% de la population active, verront leur salaires baisser de 5% dès le mois de juin prochain. En 2011, ces même salaires seront gelés.

Au passage, les membres du gouvernement verront leur émolument diminué de 15%. José Luis Zapatero n’a pas hésité à sacrifier sa politique sociale sur l’autel de l’austérité budgétaire. La rétroactivité de l’allocation pour les personnes dépendantes est ainsi supprimée. Supprimée aussi une des mesures phares pour relancer la natalité, le chèque bébé, une aide de 2500 euros accordée à chaque naissance était en vigueur depuis 2007. En outre, le plan élimine la revalorisation automatique des retraites.

Des économies seront également faites sur les médicaments. Dorénavant les pharmacies délivreront les quantités exactes prescrites par le médecin, pour éviter tout gaspillage. Parmi cet éventail de mesures, l’Etat espagnol va aussi réduire de 6 milliards d’euros les investissements publics, diminuer l’aide au développement. Et les gouvernements régionaux devront aussi faire des économies sur leur budget à hauteur de 1,2 milliards d’euros.

L’opposition, et les syndicats ont vivement réagi contre ce plan d’austérité qui ne met pas à contribution, soulignent certains, les milieux de la banque et de la finance.