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Baltasar Garzón, le «superjuge» qui divise l'opinion

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Baltasar Garzón, le «superjuge» qui divise l'opinion

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Remuer le passé franquiste que la majorité des Espagnols préfèraient oublier, c’est sans doute l’acte de trop qui a valu au juge Garzón de se retrouver à son tour sur le banc des accusés. En 2008, celui qu’on appelle désormais «superjuge» ordonne, sans en avoir la compétence, l’ouverture d’une vingtaine de fosses communes.

Après plus de 20 années passées à l’audience nationale, le magistrat suscite toujours autant de division. Pour beaucoup, il est le héros de la croisade contre les terroristes, les dictateurs et les narco-traficants.

L’opération Necora, qui porta un coup sérieux au trafic de drogue en Gallice, va le propulser sur le devant de la scène. Le juge accepte alors un poste de secrétaire au sein du gouvernement socialiste, avant de démissionner un an plus tard.

Redevenu juge, il s’attaque alors au dossier des GAL, les groupes anti-terroristes de libération, n’hésitant pas à soupçonner certains de ses anciens collègues ministres d’avoir autorisé les exactions des membres de cette organisation.

En 1998, Garzón réussit à faire extrader l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet exhilé à Londres, et acquiert une réputation internationale. Il est même pressenti un temps pour le nobel de la paix. Une renomée qui lui ouvre aussi la porte de plusieurs universités américaines où il enseignera pendant plusieurs années.

Beaucoup, notamment au sein de la droite espagnole, ne voient en lui qu’un idéologue obsédé par sa personne et attendent avec impatience la décision de justice qui pourrait mettre un terme définitif à sa carrière.