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Célébrations et revendications lors de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

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Célébrations et revendications lors de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

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Idaho. C’est sous ce sigle que se célèbre chaque 17 mai la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. A Bruxelles, 35.000 personnes ont profité du week-end pour défiler et réclamer la fin des discriminations. Mais ailleurs, d’autres n’en ont pas eu le droit. Au Bélarus, la Gay pride a été tout bonnement interdite. Le représentant d’ILGA-Europe, Juris Lavrikovs :
 
“L’un des principaux problèmes, des problèmes qui concernent tout le continent européen, ce sont les crimes de haine fondés sur l’homophobie et la transphobie. Les lesbiennes, gays, bisexuels, transexuels et personnes intersexuées sont confrontés à la violence et à la haine. Un discours haineux presque quotidien traverse les pays de l’Union, et il ne vient pas seulement des organisations radicales mais parfois aussi des responsables politiques.”
 
Si cette date a été retenue, c’est parce que l’Organisation mondiale de la santé avait retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990. Pour beaucoup, la prochaine étape doit être le retrait du transsexualisme qui est, lui, toujours classé par l’OMS comme une affection psychiatrique. En pionnière, la France a cessé de le considérer comme tel en février dernier.
 
Si dans certains pays, comme à Cuba, la tolérance est rentrée dans les moeurs, l’homosexualité est encore passible de la peine de mort dans sept pays du monde, et est punie d’emprisonnement, de sévices corporels ou de travaux forcés dans une soixantaine d’autres, notamment en Afrique et au Proche-Orient.