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Marée noire : colère et sentiment d'impuissance dans le golfe du Mexique

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Marée noire : colère et sentiment d'impuissance dans le golfe du Mexique

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Face à la marée noire dans le golfe du Mexique, l’impatience, la colère, le désespoir et le sentiment d’impuissance dominent chaque jour un peu plus aux Etats-Unis, et particulièrement dans les zones concernées.

L’administration américaine maintient la pression sur le groupe pétrolier BP, responsable de cette catastrophe. Le directeur général de BP s’est d’ailleurs rendu hier à Port-Fourchon, une localité de Louisiane, dont les rivages sont souillés par le pétrole.

“Il est clair que la protection du littoral, à ce niveau n’a pas été un succès. Je suis anéanti, littéralement dégoûté. Je peux vous assurer que nous sommes ici pour longtemps. Nous allons
nettoyer chaque goutte de pétrole du rivage.”

Selon un sondage réalisé pour une chaîne de télévision américaine, trois Américains sur 4 désapprouvent la façon dont BP a réagi à la catastrophe. La gestion de la crise par l’administration de Barack Obama n’est pas épargnée par les critiques.

Dans ce contexte, la nouvelle tentative de BP pour colmater la fuite du puits de pétrole est vivement attendue. Elle est prévue “dans les prochains jours”.

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Marée noire: nouvelle tentative de colmatage prévue mercredi

Devant l’instistance de l’administration américaine et la frustration de la population, BP multiplie les tentatives pour endiguer la marée noire qui se répand depuis plus d’un mois dans le golfe du Mexique.

La prochaine, prévue demain matin, aurait selon les responsables du groupe, plus de 60% de chances d’aboutir. Appellée “Top Kill”, elle vise à colmater la fuite en injectant des fluides de forage lourds, puis du ciment.

Car cette marée noire pourrait bien se révéler dévastatrice pour la faune et la flore. Les marais proches du delta du Mississipi commencent d’ailleurs à être encrassés, mettant ainsi en péril les zones de pêche et la vie sauvage.

Colère du secrétaire d‘état américain aux affaires intérieures, Ken Salazar.

“Selon la loi, c’est à BP que revient la responsabilité de colmater la fuite et de payer pour la totalité des dommages, sans limitations. Ce sont eux les responsables, et nous ne les lâcherons pas tant que le problème ne sera pas résolu.”

Le groupe pétrolier estime que l‘équivalent de 5000 barils de bruts se déverse chaque jour en mer depuis l’explosion de la plateforme. Certains experts parlent quant à eux de plus de 70 000 barils par jour