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BP: l'heure de l'opération "top kill" approche

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BP: l'heure de l'opération "top kill" approche

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Alors que la zone interdite à la pêche vient d‘être étendue dans le golfe du Mexique, British Petroleum s’apprête à lancer l’opération “top kill”. Cette procédure devrait stopper la fuite du puits de pétrole qui sévit depuis plus d’un mois.

Il s’agit d’injecter, via ce dispositif, jusqu‘à 190.000 litres de boue pour obstruer le système de valves de sécurité du puits qui n’a pas réussi à se refermer après l’explosion de la plate-forme de forage le 20 avril dernier.

Si cette boue parvient à contenir le pétrole, le puits pourrait ensuite être bouché par du béton. Et si le “top kill” échoue, BP pourrait tenter d’injecter des matériaux solides, comme des balles de golfe, ou des morceaux de pneus.

BP reconnaît n’avoir que deux chances sur trois de réussir. Son PDG, Tony Hayward est prudent:
“Si nous étions sur terre, nous aurions de grande chance de succès. Mais nous devons être réaliste quant aux problèmes qu’il y a à opérer à 1.500 mètres sous la surface de l’eau.”

Le président des Etats-unis se rendra en Louisiane vendredi afin d‘évaluer les opérations de lutte contre la marée noire. Sous le feu des critiques, il devrait annoncer de nouvelles réglementations plus strictes en matière de forage off-shore, alors que des élus américains viennent de révéler que l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon avait été précédée de trois signes avant-coureurs. Des signes que les employés de BP auraient ignorés selon un rapport interne à compagnie pétrolière.