DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Conversion à l'économie verte : l'Europe perd du terrain

Vous lisez:

Conversion à l'économie verte : l'Europe perd du terrain

Taille du texte Aa Aa

Si l’Europe n’y prend pas garde, les vents de la conversion à l‘économie verte ne lui seront plus favorables. Cet avertissement, c’est celui lancé par la commissaire européenne au Climat. La Chine serait en train de devancer les Vingt-sept sur le terrain des énergies renouvelables, suivie de près par les Etats-Unis. Dans une Europe qui revendique le leadership mondial de la défense du climat, il y a de quoi s’inquiéter.

“Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les choses évoluent vite en Chine, qu’il s’agisse du bâtiment, des autoroutes, de la téléphonie mobile. Quelque soit le domaine, tout est développé à une vitesse quasiment surréaliste, et cela vaut aussi pour l’industrie verte. Pour moi, il est évident que Pékin a réalisé que c‘était là le business du 21ème siècle. Et soit dit en passant, ça vaut aussi pour des pays comme la Corée ou le Brésil,” a déclaré Connie Hedegaard.

Pour que l’Europe ne perde pas la main, Connie Hedegaard voulait réhausser les objectifs des Vingt-sept : une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% au lieu des 20% convenus à l’horizon 2020. Mais face au refus catégorique de la France et de l’Allemagne, elle a dû faire marche arrière.

“Il reviendra aux responsables politiques européens, aux Etats membres, au Conseil européen de décider si oui et quand passer aux 30%.”

L’argument de Paris et Berlin est la crise. Les deux capitales disent vouloir laisser les économies européennes reprendre leur souffle. La commissaire répond qu’avec la crise, le passage à un objectif de 30% serait justement moins coûteux que ce qui avait été prévu au départ.