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Austérité à l'italienne: les grèves se profilent à l'horizon

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Austérité à l'italienne: les grèves se profilent à l'horizon

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Silvio Berlusconi est monté au créneau pour défendre le plan d’austérité auquel il va soumettre les Italiens. Destinées à sauver l’euro, à assainir les finances publiques de l’Italie, et à rassurer les marchés, ces mesures sont, selon lui, “équilibrées et inévitables”.

Sur deux ans, il compte économiser un total de 24,9 millions d’euros. Objectif: ramener le déficit public en-dessous de 3% du PIB, tout cela sans augmenter les impôts.

“Les sacrifices requis sont indispensables pour sauver notre monnaie, mais aussi pour défendre nos salaires, nos retraites, l‘épargne des familles et les revenues de nos entreprises. Défendre l’euro veut dire aujourd’hui sauver l’avenir de l’Italie.”

Ce plan d’austérité prévoit un gel des salaires et des embauches dans la fonction publique pendant trois ans et un report de certains départs en retraite. Il prévoit aussi une réduction des dépenses de 10% des ministères et une diminution des fonds alloués aux collectivités locales.
L’opposition dénonce ces mesures d’austérité, comme l’ancien magistrat Antonio Di Pietro et son parti L’Italie des valeurs:

“Nous allons nous opposer à ces mesures à l’intérieur et à l’extérieur du parlement, à coup de manifestations et de grèves, pour que le coût de cette crise soit payé par ceux qui l’ont causé.”

Le CGIL, le plus important syndicat italien, compte organiser une grève nationale à la fin du mois de juin pour contester avec force cette cure d’austérité. Il rejoint le combat des syndicats en Grèce, en Espagne et au Portugal.