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Turquie-Israël : l'incident de trop

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Turquie-Israël : l'incident de trop

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Depuis l’attaque de la flotille par l’armée israélienne, les relations entre la Turquie et Israël sont au plus bas. Les autorités turques multiplient les signes d’indignation en dénonçant un acte de “terrorisme d’Etat”.

Les liens des deux pays, partenaires militaires depuis une quinzaine d’années, étaient déjà dégradés depuis les opérations israéliennes à Gaza fin 2008.

Mais pour Yusuf El-Sherif, spécialiste de la Turquie, ce raid israélien est l’incident de trop. “Les Turcs considèrent qu’Israël est un ennemi, explique-t-il. Les diplomates et les autorités turques ne croient plus que cela vaille la peine d’avoir encore affaire au gouvernement Netanyahu : le problème n’est pas donc réglé.”

Face à la colère d’Ankara et de nombreuses capitales, le premier ministre israélien a justifié l’opération, nécessaire d’après lui pour le blocus de la bande de Gaza : “le Hamas fait passer des milliers de roquettes iraniennes, des missiles et d’autres armes à Gaza, tout cela pour tirer sur les villes israéliennes, souligne Benjamin Netanyahu. Au regard du droit international et du bon sens, Israël a le droit d’interdire ces armes.”

Le gouvernement Netanyahu est chahuté à travers le monde et à la Knesset. La députée arabe-israélienne Hanin Zoabi, qui était justement à bord du convoi, a qualifié le raid d’acte criminel. Un commentaire qui lui a valu d‘être fermement conduite vers la sortie.