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Quel avenir pour la Belgique?

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Quel avenir pour la Belgique?

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La question est sur toutes les lèvres à la veille des élections législatives anticipées. Le scrutin est décisif à l’heure où le pays traverse une crise politique sans précédent.

L’abstention pourrait battre des records. Autour de la rivalité incessante entre néerlandophones et francophones, nombreux sont les belges encore indécis, lassés des querelles entre partis.

“Je prie chaque jour le bon Dieu: bon Dieu donne moi des politiciens que je puisse respecter, mais le bon Dieu ne m’entend pas”, explique un homme.

“Pour le moment je suis encore très indécis. Je suis une cas à part, parce que je suis flamand, installé à Bruxelles, francophone et donc j’hésite”, rajoute cet autre.

La Belgique ce sont six millions de Flamands majoritairement néerlandophones au nord et quatre millions et demi de Wallons francophones pour la plupart, au sud.
Le pays doit-il être divisé?

“Oui”, pour certains belges qui estiment que la sitation a trop duré.

Voter est obligatoire en Belgique. Selon un analyste, “la Communauté flamande est motivée à se rendre aux urnes pour notifier clairement au monde extérieur qu’elle veut une plus grande autonomie”. Les francophones, eux, n‘étaient, selon lui, jusque là pas aussi motivés mais ils seraient désormais déterminés à défendre leurs intérêts face aux flamands.

De nombreux sondages misent sur une forte percée des indépendantistes en Flandre. Ce succès attendu pourrait attiser un peu plus les tensions entre néerlandophones et francophones.

Autrefois marginal, le discours séparatiste séduit en effet de nombreux Belges découragés par trois ans d’impasse politique entre chrétiens-démocrates, libéraux et socialistes. Autant d’années pendant lesquelles la situation économique s’est dégradée et la dette publique a grimpé.

C’est donc dans ce climat tendu que la Belgique va entamer, en juillet prochain, sa présidence semestrielle de l’UE.